Montélimar ville séculaire



Géographie

Montélimar est situé dans la moyenne vallée du Rhône au confluent des rivières Jabron et Roubion sur les promontoires de Géry et de Narbonne d'où on contrôle toute la plaine de la vallée du Rhône. C'est une cité touristique située aux portes de La Provence, voisine des Gorges de l'Ardèche et au pied du Vercors. Elle est à environ 42 minutes de Valence, 1h00 d'Avignon, 1h30 de Lyon et des Alpes, de Marseille, de Grenoble, de Montpellier et de la mer Méditerranée. Le bassin de Montélimar s'étend du défilé de Cruas-Meysse au nord jusqu'au défilé de Donzère au sud et sur la plaine de la Valdaine et ses contreforts. Montélimar est la porte nord de la Provence. Son écosystème est un mélange de Dauphiné et de Provence.

Montélimar fait partie du département de la Drôme (26). La Drôme appartient à la région Rhône Alpes et bien qu'elle ne fasse pas partie de la région Provence Alpes Cote d'Azur (PACA) sur le plan du découpage administratif des régions ... la Drôme a pourtant vraiment tous les ingrédients d'un département provencal. A tel point point que le tiers sud du département s'appelle la Drôme Provencale.
Si la nature est généreuse en Drôme provençale, le patrimoine culturel y est également très riche. Nombreux sont les sites médiévaux qui témoignent d'un passé agité par les guerres entre seigneurs locaux, puis par les guerres de religion. Construits sur les crêtes dominant les villages, ces châteaux sont aujourd’hui souvent en ruine mais quelques uns sont encore en parfait état et valent le voyage, comme ceux de Grignan (rendu célèbre par Madame de Sévigné), Suze-la-Rousse (et son université du vin) ou Aulan (perché sur son piton rocheux).

La Provence (Provença ou Prouvènço en provençal) est une dénomination géographique qui désigne un ancien comté (devenu en 1481 une province royale française) et qui correspond aujourd'hui, au sens large, à une grande partie de la région administrative Provence-Alpes-Côte d'Azur (à l'exception du département des Hautes-Alpes qui faisait partie de l'ancienne province du Dauphiné), de Nice dans le Duché de Savoie, et d'Avignon et du Comtat Venaissin, sous les papes. Elle se situe au sud-est de la France, s'étendant de la rive gauche du Rhône (rive est) jusqu'à la rive droite du Var où elle borde l'ancien comté de Nice situé sur la rive gauche. La Provence fait partie de l'Occitanie. Plus largement, dans un sens culturel et touristique, suivant les définitions retenues, la Provence s'étend jusqu'au Rhône ou jusqu'au sud-ouest du Gard (au-delà du Rhône et de Nîmes, jusqu'au Vidourle)[1] et jusqu'au sud de la Drôme c'est la fameuse Drôme provençale. Au Moyen Âge, la Provence était plus étendue, elle englobait notamment les Alpes du Sud jusqu'à la rive gauche du Var. Les découpages historiques en ont détaché une partie des Alpes (englobées dans la province du Dauphiné) et le pays niçois[2] (rattaché aux États de Savoie en 1388, au sein duquel il a fini par constituer le comté de Nice). Depuis la seconde moitié du XXe siècle, la création de la région administrative Provence-Alpes-Côte d'Azur a rétabli plus ou moins l'espace initial de la grande Provence médiévale, avec les Hautes-Alpes et le pays niçois.

Histoire de Montélimar

La présence humaine à l'emplacement de Montélimar est très ancienne. Les premières traces sont un ensemble de silex taillés datant de -50000 ans (époque du moustérien). Le site de Gournier est occupé à partir de -6000 (mésolithique). La civilisation chasséenne s'y développe à partir de -3600 ans. Gournier en est un des lieux marquants.

Après l'arrivée des Celtes, Montélimar devient le territoire des Ségovéllaunes. La capitale de ce peuple celte est positionnée sur les deux promontoires de la ville : l'oppidum de Géry, lieu de l'ancien confluent du Jabron et de Roubion, et sur l'extrémité de la côte de Narbonne. Sous l'influence de la domination romaine au premier siècle avant JC, l'emplacement de Géry (Durio de son nom latin)est progressivement abandonné au profit de la ville nouvelle à l'emplacement du centre ville actuel de Montélimar. La ville change de nom : elle est maintenant associée à Acunum (On doit ce nom initial à la colonie romaine des Acusiens qui, après avoir occupée le Tricastin, s’installa à proximité de la voie romaine qui longeait le Rhône.) le relais de poste installé près du pont sur le Roubion et qui est signalé par la table de Peutinger. La Via Agrippa sert de schéma directeur à la ville pour se développer : on y trouve un forum, une basilique civile et des thermes. La petite ville est alimentée en eau par trois aqueducs dont un dessert l'établissement thermal de Bondonneau où l'on a retrouvé une centaine de petites piscines. Pendant les grandes invasions la ville va se séparer en deux entités distinctes : la ville nouvelle autour du forum et du promontoire de Narbonne et Acunum qui va fortifier le pont sur le Roubion.

A partir du Ve siècle, des invasions barbares répétées éloignèrent l’influence de Rome et diluèrent le pouvoir central. Commença alors une longue période où de grandes familles terriennes imposèrent leur propre loi pendant plusieurs siècles.

Il fallut attendre le XIe siècle et l’arrivée de la famille des Monteil pour réunifier la ville. Un siècle plus tard, le seigneur Adhémar de Monteil se fit construire un château fortifié au Bois de Laud. On nomma sa résidence Montelium Adhemari (le petit mont d’Adhémar), en référence à la colline où elle fut édifiée. En 1328, le nom de « Montelilmart » fut officiellement adopté, qui se transformera au fil du temps en « Montélimar ». Mais, de nouveaux conflits allaient rapidement faire perdre leur autonomie aux seigneurs des Adhémar. De 1340 à 1383, les droits sur la ville devinrent propriété de la papauté. Au XVe siècle, la ville fut rattachée à la Couronne de France. Favorite du roi Henri II, Diane de Poitiers s’installa à Montélimar en 1549. La richissime duchesse se fit bâtir une belle demeure familiale aujourd’hui appelée Maison Diane de Poitiers et qui reste l’un des anciens vestiges phares de l'histoire montilienne. La Réforme instituée au Moyen-Âge en réaction aux abus de l’Eglise catholique allait marquer le renouveau de la foi et des pratiques chrétiennes, donnant naissance au protestantisme. Prêché dans le Dauphiné par Guillaume Farel, son culte rencontra en Drôme-Ardèche un écho particulièrement favorable. Dès 1560, fut instaurée l’Église Réformée de Montélimar. Ce fut le commencement de tragiques guerres de religion durant lesquelles Catholiques et Protestants se disputèrent la possession de la ville. Il fallut attendre la promulgation de l’Édit de Nantes en 1598 par le roi Henri IV pour que les Protestants recouvrent le droit de célébrer leur culte et de construire leurs propres édifices. Entre 1599 et 1604, Montélimar se dota ainsi d'un temple protestant. Cette période restera comme la plus riche de l’histoire de la ville : Montélimar devint alors un centre religieux qui rayonnait dans tout le Dauphiné.

Mais, les guerres incessantes menées par Louis XIV au XVIIe siècle marquèrent la reprise des troubles dans la région. En révoquant l’Édit de Nantes en 1685, le souverain de France plongea le protestantisme dans un siècle de répression. La ville se vida alors de près de la moitié de ses habitants et ses artisans les plus habiles furent contraints de fuir les persécutions. L’image de Montélimar devint celle d’une cité emmurée dont les accès étaient strictement surveillés, dotée d’une imposante prison transformée plus tard en garnison militaire (la caserne Saint-Martin). La Porte Saint-Martin, bâtie en 1762-1763 sous Louis XV, est aujourd’hui le dernier témoin de cette période d’austérité. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle avec l’apaisement des tensions religieuses que la ville sortit de l’isolationnisme et redevint un centre d’attractions régional. Cette période coïncida avec l’essor du nougat. Les débuts de sa fabrication remontent au XVIIe siècle. Gagnant en notoriété, Montélimar se spécialisa dans la production de la célèbre friandise, qui allait devenir indissociable de son lieu d’origine. Au XVIIIe siècle, Montélimar se transforma en ville de négoce et développa une activité économique singulière : l’élevage du ver à soie, la filature et le commerce de la soie. La Révolution de 1789 se déroula dans le calme, les Montiliens accueillant avec faveur les idées nouvelles. La position géographique avantageuse de la ville le long du Rhone stimula le commerce grâce aux voies de transport routier et fluvial. Montélimar redevint ainsi une ville d'importance dans la région. Lors de la constitution des départements par l’Assemblée Constituante en 1790, elle se porta même candidate avec Valence et Crest pour devenir le chef-lieu du nouveau département de la Drôme. Après la chute de la royauté en 1792, le pays de Montélimar fut, à l’instar du midi de la France, le théâtre de violences, de règlements de compte et de vengeances. Les brigands, souvent d’anciens déserteurs, allaient semer la terreur jusqu’en 1824.

Au XIXe siècle, la Révolution Industrielle eut relativement peu d’impact sur l’économie montilienne, encore largement agricole après 1850. La construction du chemin de fer Lyon-Valence-Avignon ne modifia pas en profondeur le paysage industriel local, dont les activités les plus importantes restaient la chapellerie et la soie. Néanmoins, Montélimar s’ouvrit et s’agrandît : on démolît les remparts (dont seule la Porte Saint-Martin, bâtie en 1762-1763, a été conservée) et de nouveaux quartiers poussèrent au sud de la ville (Aygu). En 1877, Montélimar comptait 12.000 habitants. Au début du XXe siècle, Montélimar apparut sur le devant de la scène politique nationale grâce à son maire, Émile Loubet, élu Président de la République en 1899. Républicain pragmatique, il acquit vite une réputation « d’administrateur éclairé, actif et profondément désintéressé ». En accédant à la plus haute fonction de l'Etat, Emile Loubet couronna une carrière politique exemplaire, durant laquelle il aura successivement occupé tous les mandats et postes qu’offre le régime républicain. Maire de Montélimar de 1870 à 1899, élu député en 1876, Émile Loubet siègea auprès de la gauche républicaine et participa aux votes des principales lois sur les libertés publiques : liberté de presse, liberté de réunion, liberté d’association (loi 1901), grandes lois scolaires (loi sur la laïcité 1905). Il occupera le fauteuil présidentiel jusqu’en 1906. Au siècle dernier, Montélimar ne fut pas épargnée par les conflits internationaux. La Première Guerre Mondiale provoqua même un double traumatisme : les soldats morts au combat (le monument aux morts de la ville fait état de 400 noms) et la chute de l’industrie de la soie, qui allait s’accélérer durant l’entre-deux guerres. Pendant la guerre de 39-45, la Drôme devint un haut lieu de la Résistance, dont les montagnes du Vercors abritèrent l’un des foyers les plus actifs. Après une bataille qui fit rage dans les rues montiliennes du 21 au 28 août 1944, la ville fut libérée par les Américains. Lors de la période de reconstruction, la mise en œuvre de grands chantiers économiques européens modifia en profondeur les villes de la vallée du Rhône. Une ère nouvelle allait commencer pour Montélimar avec le développement des transports, l’autoroute A7, le canal du Rhône, le TGV et l’énergie hydroélectrique et nucléaire. En 1954, la ville comptait 16.000 habitants, environ 30.000 en 1981 et plus de 35.0000 en 2002. Cette progression de la population favorisa l'immobilier sur Montélimar qui constitue un marché dynamique source d'emplois. Aujourd’hui, Montélimar continue de se développer, séduisant de nombreuses entreprises françaises et internationales et affichant un solde migratoire largement positif (700 nouveaux arrivants chaque année).

Monuments historiques et immeubles protégés sur Montélimar

  • Château des Adhémar ou des Papes - 12ème siécle
  • Tour de Narbonne - 10ème, 11ème, 14ème siècle
  • Hôtel du Puy-Montbrun - Début 18ème siècle
  • Hôtel de Chabrillan - 18ème siécle
  • Maison dite de Diane de Poitiers - 15ème, 16ème siécle
  • Galerie d'arcades - 18ème, 19ème siécle
  • Porte Saint-Martin - 18ème siècle
  • Ensemble thermal gallo-romain

L'immobilier sur Montélimar

La ville de Montélimar a connu un véritable boom de l'immobilier au cours des dernières années. Si le centre-ville de Montélimar est constitué pour grande partie d'immeubles anciens dans lesquels vous pourrez retrouver le charme des vieux parquets en bois ou encore les hauts plafonds d'antant, la périphérie de montélimar est le domaine privilégié de la maison individuelle. Que ce soit en lotissement ou sur un terrain isolé, la maison individuelle s'est imposée comme le logement préféré des montiliens. Cet engouement pour la maison individuelle sur Montélimar , mais également pour l'appartement dans le centre-ville de Montélimar a également permis un développement rapide de l'immobilier neuf sur Montélimar avec des projets individuels ou dans le cadre d'aménagement réfléchi comme en témoigne le nouveau quartier St Martin.

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À deux pas des allées Provençales, Saint Martin dévoile chaque jour un peu plus son nouveau visage. Services à la population, logements, équipements touristiques, culturels, gastronomiques… Saint Martin est appelé à devenir un véritable centre de la vie citoyenne. Pour que tous les usagers puissent profiter de ces nouveaux équipements quels que soit leur âge et leur mobilité, un soin particulier est apporté aux conditions d’accès et d’utilisation. Objectif : rendre le quartier Saint Martin accessible par tous, en intérieur comme en extérieur, en particulier pour les personnes malvoyantes et celles en fauteuil roulant. Dans le plan d’aménagement directeur, ont été privilégiées la création de surfaces planes ainsi que de "portes d’entrée" facilement repérables. Le visiteur bénéficie de multiples accès à Saint Martin (rue du 52e Régiment d’Infanterie, Jardin des Senteurs, place haute, parvis du parking souterrain…). Ces accès répondent pleinement aux nouvelles normes d’accessibilité avec l’aménagement de passages piétons adaptés aux fauteuils roulants et la construction de deux ascenseurs permettant de relier Saint Martin à l’avenue Saint Lazare. Côté stationnement, le parking souterrain doté de 352 places compte huit emplacements réservés aux personnes handicapées, à raison de quatre par niveau. Ce chiffre est supérieur à la norme en vigueur (1 pour 50 places). Les emplacements H seont regroupés à proximité de l’entrée principale et d’un ascenseur. Ce nouvel aménagement a permis la construction de nombreux appartements , commerces et services.

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Mais l'immobilier sur Montélimar c'est avant tout un centre-ville dont l'immobilier constitue un véritable témoignage de l'histoire de la ville. C'est pourquoi la municipalité s'est lancée dans un ambitieux programme de réhabilitation et de restauration des places du centre-ville. Après avoir rénové la place Emile Loubet et la place de l’Europe en concertation avec la population et les commerçants, la municipalité a entrepris en 2006 la réhabilitation des places du Marché et de Saint James. L’objectif est d’en faire un lieu de vie et de convivialité attractif à l’adresse de tous les Montiliens. La place du Marché, dont les travaux ont débuté en novembre 2006, va être rendue aux piétons, à l’instar de la place de l’Europe. Au coeur d'un quartier dynamique et commerçant, la place Saint James offrira quant à elle davantage de places de parking et un meilleur accès aux véhicules. Cette politique de requalification des places et placettes du centre ville participe à l’amélioration du cadre de vie quotidien et à la réappropriation par les habitants de leur espace urbain.

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Cette volonté de rénovation de l'immobilier ancien sur Montélimar s'appuie égelement sur une OPAH engagée par la ville de Montélimar. Cette démarche ambitieuse intitulée "Montélimar, qualité de vie, qualité de ville" est la première en France à s’appuyer sur le concept de haute qualité environnementale. Elle a pour objectifs principaux d’améliorer les conditions de vie des Montiliens, de lutter contre l’habitat insalubre et les copropriétés dégradées, de favoriser la mixité sociale, d’accueillir de nouveaux habitants et de nouvelles activités commerciales dans le centre ancien, tout en conservant le patrimoine architectural.

Les spécialités sur Montélimar

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Sur la carte gourmande de France, nul n’est censé ignorer que Montélimar est le berceau du nougat. Issu du latin « nux gatum », qui signifie tourteau de noix, le mot est apparu pour la première fois en 1694, date à laquelle Olivier de Serre implanta des amandiers dans la région montilienne. La recette définitive fut connu au XVIIe siècle : un mélange de sucre , de miel, d’amandes, de vanille et de blancs d’œuf qui donne à la friandise cette texture compacte et généreuse. Remis en cadeau à chaque visite princière, la renommée du nougat traversa le pays et la ville se spécialisa dans sa fabrication. Avec la création de la Nationale 7 et l'arrivée des congés payés en 1936, Montélimar devint une halte gourmande de choix. Indissociable de son lieu d’origine, la friandise dépasse aujourd’hui les 3.000 tonnes de production annuelle et s’exporte partout en Europe. Plusieurs fabriques traditionnelles datant du XIXe siècle ont été conservées et que le public peut visiter. En centre-ville, des nougateries d'époque bordent toujours les Allés Provençales.

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Sucre, miel, blanc d'œuf, vanille, amandes, pistaches, tels sont les éléments constitutifs essentiels du nougat de Montélimar.

  • Miel et sucre sont fondus et cuits dans les malaxeurs avec addition des blancs d'œufs montés en neige. Ce mélange est ensuite stabilisé par l'incorporation de sucre préalablement porté à haute température, stabilisation qui donnera, après cuisson définitive, cet aspect de pâte levée caractérisant le nougat de Montélimar.
  • L'incorporation de la vanille, des amandes et des pistaches se fait en fin de cuisson.
  • Un dernier malaxage donne à la masse un maximum d'homogénéité.
  • La pâte est ensuite coulée dans les moules tapissés de pain azyme.
  • Après un démoulage, diverses opérations de sciage donnent au nougat ses formes définitives (blocs, barres, dominos…).

Géolocalisation Montélimar et ses services